22H00 : Dame Nuit a recouvert les installations de son grand manteau noir ! Les premiers jeunes peuvent commencer à embarquer. « Der Gueneral Kommissair » fait parti des guides ! Principe générique de la manip : 2 bleus montent dans un avion à chaque voyage. Un premier vol est réalisé puis un deuxième avec le second pilote. Puis changement d’équipage de bleus et même manip avec ce nouvel équipage et le même instructeur. Ce qui fait au total quatre rotations ! On n’est pas couchés…

Dernier briefing des bleus dirigés par Bruno, notre « pilote inspecteur » DGAC et ancien chef pilote à St Yan, un quasi  local connaissant chaque hibou du voisinage. Le vol de nuit est une activité très particulière qui demande la mise en œuvre d’un certain nombre de mesures de sécurité. Une dizaine d’avions triés sur le volet, tout comme les instructeurs qui les dirigeront, sont alignés dans les « starting block ». Le planché des vaches a plutôt l’air d’un planché des DR400 !

Et voilà c’est parti ! La magie du vol de nuit opère : l’enchaînement des messages dans une atmosphère ouatée ; les lumières éparse qui créent une nouvelle géographie des lieux, que l’on a un peu de mal à reconnaître. Nous sommes au point d’arrêt… Ne restent plus qu’à réaliser les essais moteurs et ce sera le grand saut dans l’inconnu du vol de nuit ! Chaque avion est dirigé par un instructeur qualifié vol de nuit afin que tout se passe au mieux.

Veillez par-contre à ne pas oublier votre lampe de poche ! Et oui…les avions ne disposent pas d’un dispositif tout éclairé permettant une lecture aisée des instruments dans la pénombre. Bien que les combinaisons jaunes irradient tout ce qui les entoure, cela reste loin d’être suffisant pour un éclairage du cockpit!

Voilà, le décollage est fait ! Ouf… tout s’est bien passé. Enfin pour l’instant il n’y avait rien de bien compliqué, à part tenir l’axe, pas de difficulté majeure . Les paysages vus de nuit sont complètement différents. Une sensation unique… tous les repères habituels de vol à vue se trouvent chamboulés ! Mais restons concentrés jusqu’à l’atterrissage.

Le grand tour de piste est fini ! La piste est en vue. Elle n’a plus du tout le même aspect que de jour. Il faut être attentif à sa vitesse de descente car les repères ne sont plus du tout perçus de la même façon que sous la belle lumière du soleil. La perte de référence d’altitude est une expérience particulière !

Côté look de la rampe d’approche, on se croirait presque à Orly ! Une piste immense s’étend devant nous et nous ouvre grand les bras, essayons d’aller embrasser gentiment le tarmac de la demoiselle. Il ne faudrait pas la vexer !

Tout le monde a atterri, il faut maintenant changer d’équipage et repartir pour un deuxième tour ! Eric, notre KG préféré se détend en papotant avec notre essencier, Auguste. Il ne faudrait pas tomber en panne sèche… déjà que de jour, ce n’est pas une réelle situation d’avenir, alors de nuit, n’en parlons pas !

Les habitants de St Yan et des alentours ont eu la gentillesse de venir saluer le passage du tour chez eux. Ils ont pu admirer le ballet des DR400 qui n’a cessé qu’à 1h du matin passée ! Ce n’est pas tous les jours que l’on voit une flotte pareille !

Et nos bleus alors ? Qu’ont-ils donc pensé de cette initiation au vol de nuit ? Et bien nous les avons surpris tous joyeux à la descente de leur avion. Maintenant les participants sont tellement heureux qu’ils ne font plus que lever les bras, ils s’envoient en l’air ! Une idée de mascotte pour la prochaine édition : le kangourou ? Il faut dire que :

LE TAJP DONNE DES AILES !

[Cf. Article Combinaison]

Et maintenant, tout le monde au lit ! Une grande journée attend nos bleus demain avec la première boucle du tour.  1H30, le bus des jeunes quitte les installations et bercent tous nos bleus qui continuent leur vol dans leurs rêves …