Chronique du 22 juillet : Vesoul – Vesoul -Luxeuil


 

Aujourd’hui Rallye sur Vesoul et le soir un court vol pour rejoindre la base de Luxeuil Saint Sauveur, BA 116.

Les faits marquants du jour

Et comme tous les jours, ça commence par un briefing commissaires, mais bon vous commencez à vous en douter (cf.  «comme d’habitude»  de Claude François mais en version aéronautique) !! Pendant ce briefing la météo est le grand sujet de conversation. Météo correcte aujourd’hui, tout le monde pourra voler, mais attention au plafond notamment sur les reliefs, la visibilité sera bonne.  Eric Savattero, Commissaire Général, après consultation de ses adjoints décide d’ajourner l’un des deux rallyes pour ne pas fatiguer les concurrents avant la grande navigation de liaison de samedi. Les jeunes pilotes, par équipe de deux, feront finalement le rallye de l’après midi qui est avancé à 12H30.

10H00 Les jeunes arrivent sur le terrain et se préparent pour leur briefing (C’est simple tous les débuts de journée sont pareils ! Donc pour le QCM à la fin du tour vous devrez assurer !!). Outre la météo, la particularité du jour sera le vol en zone militaire pendant la quasi-totalité du trajet. Un commissaire contrôleur est mis en place à Luxeuil avec les contrôleurs militaires pour coordonner le trafic et suivre les vols des candidats au radar grâce au code transpondeur spécifique à chaque candidat.

En plus de la navigation, les candidats doivent retrouver des éléments photographiés au préalable et fournir leurs coordonnées. A l’atterrissage, les candidats bénéficient d’un petit temps pour compléter leur log de navigation, bien calculer les coordonnées des repères et rendre leur «copie»

11H30 Le superbe buffet est dressé (merci l’aéro-club de Vesoul) et la foule de pilotes s’organise pour conjuguer alimentation du pilote et préparation de la navigation du rallye. Un exercice difficile a priori, mais où, progressivement, nos candidats deviennent très très forts.

12H30 L’avion du commissaire général prend l’air pour servir de relais et, éventuellement, de chien de berger  en cas de problème et aujourd’hui … il y aura problème mais … c’est une autre histoire.

12H45 le premier avion candidat décolle. La séquence est :

-          contact initial avec la fréquence opérations du TAJP,

-          puis monte l’altitude de croisière (4000 ft QNH) et contact avec le contrôle de Luxeuil,

-          les candidats s’annoncent avec leur numéro de candidat à chaque passage de point tournant de la navigation.

Les départs s’échelonnent normalement. Sur la fréquence les annonces s’égrainent. Sur le relief au point 2 de la navigation, la couche nuageuse fait des caprices et commence à gêner les candidats. Le niveau de vol des candidats est ramené à 3500 ft QNH, le temps du transit sur le relief entre les points 2 et 3. Tout va bien !

15H29 Candidat 5 sur la fréquence ?

Les messages se suivent mais ne se ressemblent pas. Bientôt ce ne sont plus les candidats qui s’annoncent mais le contrôle qui «s’inquiète» et demande à un candidat de rappeler :  «Candidat 5, sur la fréquence ?  ,  «candidat 5, si vous me recevez, transpondeur sur Ident» , et toujours pas de réponse. Le dernier appel de « candidat 5 » date de 15H07, et il est déjà 15H29. Pas de réponse à la radio et l’écho radar qui disparaît également.  Puis c’est l’avion commissaire qui est envoyé en  chien de berger sur les échos radar «suspects» …. Et après un temps (un certain temps selon la célèbre formule mais c’est toujours un temps trop long en de telles circonstances) le candidat 5 est repéré. Il bat des ailes, il reconnaît l’avion commissaire qui l’accompagne jusqu’à l’atterrissage.

Aux commandes de l’avion concerné : David, avec comme coéquipier Thomas : ils ont bien réagi, ils ont poursuivi la navigation, ils ont envoyé un code transpondeur pour signaler leur panne radio. Seul  petit  problème, ils ont affiché un code 7617 qui n’a pas plu aux radars et qui a conduit les contrôleurs à une procédure SAR (Search And Rescue).

Bref une histoire comme on les aime : de quoi discuter sur le tarmac, de disserter sur la nature optionnelle des deux derniers digit du code transpondeur à utiliser en cas de panne radio, et j’en passe !

A l’arrivée debriefing  spécial pour nos deux jeunes candidats avec le Commissaire Général et diagnostic de la panne par nos commissaires-ad hoc. Appel au Président du club concerné, et tout devrait rentrer dans l’ordre pour le prochain départ.

15H-17H Voltige

Comme chaque jour, dans le même temps, les candidats, à tour de rôle sont pris en main par Paul et Florence, les commissaires instructeurs voltige, pour une initiation à la voltige mais cette activité nécessite à elle seule une chronique dans les prochains jours.

 

Décollage pour Luxeuil

Le dernier avion du rallye est à peine posé à 17H15 que les premiers avions sont déjà partis pour un atterrissage à 10 minutes de là sur la BA116 de Luxeuil.

Et là, on se la joue «top gun». Les uns après les autres, les candidats enchaînent la procédure radio pour venir se mettre en finale sur la piste 29, où la veille ils ont vu décoller les Mirages 2000N. La piste est assez longue pour faire poser tout le TAJP (on exagère à peine !). Bref, un petit déplacement pour l’homme ordinaire, mais un grand plaisir pour le jeune pilote.

Puis briefing de préparation de la navigation du lendemain. La météo prévue se dégrade en bord de mer en fin de journée. On affinera demain matin.

Réception par le Colonel Neret, Commandant de la BA116

Jean Claude Roussel, Président de la FFA, & Claude Penot, Vice Président, adressent leurs chaleureux remerciements d’une part à Pierre Baudoin , Président de l’aéroclub de Haute Saône pour l’accueil et l’organisation de l’escale dans son club, et d’autre part au Colonel Meret pour nous avoir ouvert les portes de la BA116 dans un contexte «vigipirate» difficile.

Le Colonel insiste sur les liens qui unissent l’Armée de l’Air et l’aéronautique civile de loisir. Pas moins de 5 pilotes de Mirage2000N, présents dans la salle, sont des anciens candidats du Tour Aérien des jeunes pilotes : Edouard Robin a été vainqueur du TAJP en 1995, Christophe Davin a participé au TAJP en 1997,Olivier Pallier en 1989, Nicolas Rullier et Julien Munier en 1999 alors que Jean Claude Roussel [actuel Président de la FFA] était commissaire général adjoint. Il se souvient d’avoir accompagné un avion lent et retardataire dont le pilote est maintenant devenu … pilote de Mirage 2000N !

Bien sympathique soirée où les bleus, jaunes, marrons du TAJP et pilotes de l’Armée (en vert) échangent autour d’une passion commune : l’aviation …

 

Séquence « sans eux, rien ne se ferait »

Il faut vous dire un mot de nos «pétroliers». Le «pétrole» c’est l’essence de notre activité (elle est bien bonne celle là !)

Chaque jour, le camion TOTAL avitaille tous les avions en fin de journée. Le pompiste délégué par Total est assisté par deux commissaires «pétroliers» qui surveillent les pleins : Guy et André. Ils sont les plus jeunes du Tour Aérien : à eux deux, ils dépassent le siècle et demi. Infatigables, ils sont d’une fiabilité et d’une conscience sans égal. Ils sont de plus dévoués à la cause des jeunes : ils sont les derniers à  partir, et parfois leur horaire tardif les empêche de profiter des activités, des accueils organisés pour la caravane … comme hier soir et ce soir à la BA116.

Alors Guy et André, au nom de toute la caravane : un grand Merci !

 

Séquence : « entendu sur la fréquence» 

A l’arrivée sur la BA116, le contrôleur donne comme consigne à un candidat «Vous sortez au premier taxiway à droite et ensuite c’est toujours tout droit» 

Deux minutes plus tard, une voix bien typée avec l’accent chantant du Sud (les spécialistes ont reconnu l’accent de Lunas) annonce :

«J’ai un problème, je me trouve face à une barrière rouge. Qu’est ce que je fais ?» 

Le contrôleur, imperturbable, « Faites demi-tour et ça sera la première à gauche ».

Question : De quel candidat s’agit-il ? ( pour ceux qui ne suivent pas, voir l’article de jeudi).

Les 5 premières bonnes réponses donnent droit à un tour dans l’Antonov avant la fin du TAJP 2005, s’adresser au Commissaire Général Adjoint avec chapeau.

Par ailleurs, pour le problème de roulage de ce candidat, les régionaux de l’étape (dont le Président de l’AC de Nancy,  régional de l’étape) affirment que la solution était pourtant simple pour éviter les gardes avec leur mitraillette et les chiens menaçant aux yeux rouges, rouges comme ceux de la barrière (vous suivez ?), il suffisait de suivre le SUPERBE Piper Jaune, qui lui ne se trompe jamais. Piper qui d’ailleurs est à vendre, faire offre à tajp.comment@ff-aero.fr  qui transmettra !

 

Séquence : la folie de la caravane du Tour Aérien

Le tour aérien c’est de la folie. C’est une soixantaine d’avions qui déboule sur un terrain, des jaunes stressés par le timing,  des marrons avec des tâches précisent à enchaîner, des bleus timides et un peu impressionnés par toute cette mécanique . Pour tours, il y a l’incident du truc, le manque de bidule ou le décalage  de papaoute et il arrive trop souvent que l’on manque de temps pour discuter avec tous ceux qui localement se sont défoncés pendant des semaines pour accueillir leTour Aérien sur leur terrain et faire de leur escale une grande réussite.

Le timing à Vesoul ne nous a pas permis de profiter à plein de la disponibilité des membres du club, qui ont été formidables. Ils nous ont super bien accueillis, et nous n’avons pas eu tout le temps nécessaire pour le leur dire : qu’ils soient tous ici publiquement remerciés, comme nous avons remercié leur Président Pierre Baudoin.  Vesoul, c’est super, et promis, juré : on reviendra !

 

Les détails du jour :

Les photos du jour

Le parcours du jour : Rallye  Vesoul - Vesoul

Mieux connaître Vesoul : le site de la ville.

Visiter le site de l’Aéroclub de Haute Saône (Vesoul).

Voir l'information officielle sur  le site de la base.

Voir le  site consacré au meeting de la BA116

Voir un site consacré à la BA116

 

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